mercredi 14 février 2007

Un ministre imaginaire


J’ai vraiment eu honte d’être Congolaise quand j’ai lu cet article intitulé « RDC : embarras autour du cas d'un ministre invisible et démissionnaire » envoyé par le groupe de discussion Debout Congolais le 12 fév. 2007.

En lisant l’article, je ne savais quoi ressentir pour mon pays. Quelle moquerie? Un gouvernement qui nomme un ministre que personne n’a jamais vu ni entendu parler !

Du n’importe quoi ! Le président et le premier ministre s ignent une nomination pour une personne qu’ils n’ont jamais vue ??!! Mais c’est vraiment une blague de mauvais gout! Un pays où tout est permis et tout pourrait arriver.

Et ce soit disant Me Honorius Kisimba Ngoy, ancien bâtonnier de l'ordre national des avocats, ancien ministre de la justice du gouvernement de transition ne mérite que la prison, il devrait t’être arrêté immédiatement pour avoir commis une faute g rave; à moins que la constitution congolaise permette ce genre de choses.

Il y a de quoi tomber malade dans cette histoire et de se poser la question de savoir sur quelle planète se situerait la RD Congo?? Pays où un juriste se permet de poser des actes de ce genre! Jusqu’ à soumettre un nom fictif à la nomination au poste de ministre du commerce extérieur! Voila où la soif du pouvoir nous mène!!

Quelqu’un pourrait me dire qu’elle âge a ce premier ministre??!! Il m’a l’air d’avoir plus de 80 ans!!! Si c’est le cas sa place ne serait pas à la primature du gouvernement congolais mais plutôt à la retraite.

M. Gizenga, Le premier ministre de la RD Congo!!

Je suis d’accord avec la déclaration de M. Nzogu bin Kyantede P R, qui disait, « Si c'est vrai donc, alors là je suis bien obligé d'accepter que notre patrie est maudite; maudite pour longtemps, et maudite de manière profonde! on aurait tout vu, tout entendu, tout enduré en RD Congo! »

Voici l’article trouvé sur Debout Congolais :

RDC : embarras autour du cas d'un ministre invisible et démissionnaire

AFP, 12 fév. 07 - 08h46 KINSHASA, 10 fév 2007 (AFP) -

Le gouvernement de République démocratique du Congo (RDC), à peine nommé, est confronté au cas délicat d'un ministre que personne n'a jamais vu et dont le parti vient de présenter la démission, a-t-on appris samedi de sources politiques.

Kasongo Ilunga a été nommé le 5 février ministre du Commerce extérieur, choisi sur une liste présentée par son parti - l'Union des nationalistes fédéralistes du Congo (Unafec) d'Honorius Kisimba Ngoy -, allié au camp du président Joseph Kabila.

"Il y avait deux noms sur cette liste, celui de Kisimba Ngoy et l'autre.
Nous avons choisi le second. Nous ne l'avons jamais rencontré, mais nous faisons confiance aux responsables des partis avec qui nous avons eu des consultations pour former le gouvernement" , a déclaré à l'AFP un proche du Premier ministre Antoine Gizenga, sous couvert d'anonymat.

Il a précisé que M. Kisimba avait adressé un courrier au Premier ministre pour annoncer que Kasongo Ilunga présentait sa démission, pour des raisons personnelles, au lendemain même de la formation du gouvernement.

Des responsables de l'Unafec ont affirmé à l'AFP n'avoir jamais vu Kasongo Ilunga et ne rien savoir de ses activités actuelles ou passées.

Plusieurs personnalités politiques, s'exprimant toutes sous couvert d'anonymat, suspectent M. Kisimba d'avoir transmis le nom d'un "total inconnu" ou même d'un "fantôme", pensant ainsi être à coup sûr nommé au sein du gouvernement.

Contacté par l'AFP, M. Kisimba a soutenu que Kasongo Ilunga avait lui-même présenté sa démission dans une lettre, mais a indiqué ne pas être en mesure de fournir les coordonnées de l'intéressé.

Dans l'entourage du Premier ministre, on assure que ce courrier était adressé à M. Kisimba et non au chef du gouvernement, comme le veut la procédure. Une fois la lettre du ministre concerné reçue et sa démission acceptée, l'Unafec devra proposer d'autres candidats.

Et si le ministre n'existait pas? "Et bien, ironise un proche de M. Gizenga, s'ils l'ont inventé, ils pourront aussi inventer sa lettre de démission".

Le gouvernement congolais, qui compte 60 membres, est issu des élections de 2006, qui ont mis fin à une difficile transition politique entamée en 2003 après près de 5 ans de guerre.
bur-sb/ab

1 commentaire:

Rodney a dit...

Le congolais ne sont comme personne avait dit quelqu'un. On aime faire dans le gigantesque, et dans l'anarchie.

Gardons l'espoir que les choses changeront peut-être un jour.

P.S : Merci pour le lien. Je te le réciproquerais d'ici là.